Vapeurs, ésotérisme et économie. Et société.

De temps en temps, …

Bon, pas de temps en temps, en fait.

Tous les jours ou presque, on lit que, Tiens, un bateau fantôme vient de s’échouer avec juste 10 tonnes de cocaïne, etc.

Ou que telle police vient de démonter telle ou telle filière qui distribuait telle et telle drogue.

C’est devenu tellement récurrent, courant, habituel, que, franchement, plus personne ou presque n’en fait cas, alors que, c’est quand même un gros, gros problème.

A beaucoup de niveaux.

D’abord, comme ce commerce est interdit, et qu’il y a beaucoup d’argent à la clé, son commerce est devenu extrêmement violent, on parle de quasi-guerre, etc.

Et puis, du point de vue santé, c’est un ravage.

La drogue, c’est juste pas bon du tout, mais du tout du tout pour le système nerveux, le cerveau, enfin plein de choses.

C’est une addiction, il y en a d’autres cela dit, mais celle-ci fait des ravages sur de multiples niveaux pour l’organisme.

Bon.

Si on peut dire “bon” sur ce constat.

On peut pas en fait.

Mais bon, c’est pour dire : “Alors, depuis 50 ou 60 ans que ça dure, on n’a rien trouvé d’autre à faire que de jouer, là-aussi, à la guerre ?”

Si quand même : certaines voix ont proposé de tout légaliser.

Liberté totale, pourquoi s’embêter, au fond. Les gens veulent s’empoisonner, qu’on les laisse tranquilles, voyons !

Seulement, la liberté de mettre du poison en libre service, ou peu s’en faut, ça a un nom, et même plusieurs.

Ca s’appelle inconscience et inhumanité, entre autres.

Une autre approche consisterait à rechercher l’origine de cette consommation. Comprendre d’où vient cette drogue.

Pas l’origine géographique de production ou de consommation.

Non : juste pourquoi la drogue est consommée, d’où provient ce besoin ?

C’est une addiction, d’accord, mais, à la base, pourquoi tellement de personnes recherchent ces drogues ?

L’ésotérisme propose une analyse très intéressante de ce besoin. Et comme personne, ou à peu près, ne parle de ce que l’ésotérisme dit depuis des siècles ou des millénaires sur des questions très pratiques comme celle-ci, je vais essayer de décrire la solution que l’ésotérisme propose pour ce problème de société planétaire.

Dans l’approche de l’ésotérisme, le besoin de drogue est la manifestion d’un besoin de l’âme.

Evidemment, ça peut paraître curieux comme explication, et pourtant …

En fait, on affame l’âme, faute de savoir qu’elle existe et donc qu’elle aussi a besoin de manger.

L’âme, c’est juste une vraie réalité, pour tout être humain. Et cette dimension cachée, subtile, mais tellement présente dans tout être humain, elle aussi a besoin de nutriments, de nourriture.

Bref elle cherche à se nourrir, elle cherche de partout de quoi survivre, et si on ne lui donne pas ce qu’elle recherche, dans certains cas, dans certaines situations, elle saute sur ces produits chimiques.

Chimiques ou pas d’ailleurs, mais dans tous les cas, ça revient au même : on ingère d’une manière ou d’une autre des “psychotropes”, bref des substances, molécules, etc. qui créent de manière artificielle, violente et incontrôlée des ouvertures de la conscience vers des mondes, des univers en fait, que la pensée rationaliste courante n’imagine même pas.

C’est dommage, parce que ces mondes, ça ne les empêche pas d’exister, et ça n’empêche pas non plus d’y avoir accès, ce qui est loin d’être toujours une bonne idée, en tout cas de cette manière.

Et c’est dommage parce que l’âme – l’âme considérée d’un point de vue précis, au sens de corps bouddhique par exemple, cf le tableau synoptique d’Omraam Mikhaël Aïvanhov – l’âme a en réalité des besoins très simples.

L’âme se nourrit de peu en réalité, mais de ce peu, elle a un besoin intense.

Et ce peu est fait de lumière, de beauté, d’harmonie, de perspective, de musique. D’espace, quoi. A tous les sens du terme. Ca ne demande pas grand chose du point de vue matériel: quelques secondes, quelques minutes, quelques efforts pour décorer son environnement, suffisent à lui préparer une nourriture conséquente en réalité.

Mais si on ne le sait pas, si on nie son existence, si on enseigne qu’elle n’est rien qu’un mot, qu’un bout du mot psychologie, ou le début du “psychisme”, et bê, elle meurt, cette âme, cette “psyché” dont nous avons hérité le mot qu’employaient les anciens grecs.

Et comme elle n’a pas envie de mourir, cette âme, elle réitère ses appels au secours : donne moi à manger, dit-elle avec insistance.

Et si, pensant la nourrir, on force des portes avec des clés chimiques, bref avec des drogues, bonsoir les dégâts.

Par ce que les dégats ne sont pas que dans le plan neurologique, physiologique.

Les dégats les plus graves peut-être se produisent dans le plan que l’ésotérisme décrit comme le plan “astral” de la conscience humaine.

Alors, le plan astral, il faut un peu expliquer ce concept, évidemment.

Dans l’ésotérisme, à la base, on retrouve dans toutes les traditions et tous les enseignements, vraiment partout, dans l’histoire comme à la surface de la planète, cette idée que la réalité est plurielle.

Qu’il existe une large variété de niveaux d’existences, corrélés entre eux, des sortes de mondes parallèles d’une certaine manière, que l’on retrouve en soi et dans tout être humain.

Ce que l’on voit très couramment, tout le temps d’ailleurs.

Par exemple, on va dire à quelqu’un en face de nous “Mais t’es où là ?!

Elle ou il est là, mais pas tout à fait en fait ! Sa conscience, sa pensée, sa concentration en quelque sorte, sont ailleurs. Dans une idée, une musique, une mélodie, un souvenir, une émotion, un ressenti, etc.

Et c’est ça, l’ésotérisme. L’ésotérisme, son plus grand intérêt, c’est de décrire cette architecture des plans dans lesquels on vit toutes et tous, et sans même le savoir assez souvent !..

Le plan astral, avec ce nom un peu space, c’est vrai, en fait, c’est tout simple : c’est le plan des sentiments, des émotions.

Et bien sûr, les émotions se traduisent, se manifestent et se véhiculent dans le plan physique par toute une quantité de récepteurs et transmetteurs neurologiques, etc

Mais pas que !

Il y a en réalité, d’après l’ésotérisme, une dimension de la matière plus subtile, mais très réelle, pour le moment invisible et même inconnue de la science, qui véhicule les émotions.

Et il se trouve, toujours d’après l’ésotérisme, que si nous pouvons ressentir ces émotions, y voyager même, etc., c’est parce que tout être humain a un corps astral, qui constitue une partie de ce qu’on appelle au sens large, l’âme.

Au sens large, l’âme comprend ce qu’une tradition ésotérique appelle le corps bouddhique, ou christique, et d’autres traditions ont d’autres mots pour décrire la même réalité bien sûr, et d’autres niveaux un peu similaires au sens où on ne les voit pas de nos yeux physiques, même si toute la vie humaine, la vie des sociétés est faite de la vie de tous ces plans, bien au-delà des seuls besoins physiques.

L’âme, au sens large, synthétique, c’est l’addition de quatre niveaux, auxquels nous avons accès par quatre “corps” subtils, assez différents en fait, et qu’on essaiera de voir ça dans un autre article.

L’un de ces quatre niveaux, c’est ça, le corps des émotions. Il se trouve que la conscience peut s’y retrouver, s’y plonger, et même l’utiliser en quelque sorte pour … voyager !

Ca peut paraître curieux, pourtant, c’est ce que toutes et tous nous faisons en dormant ! En dormant, pour l’ésotérisme, notre conscience quitte le corps physique et voyage avec ce corps des émotions, qui a pris avec le temps, du fait de ces … voyages, ce nom de corps “astral”.

Et ce corps, ces besoins, nous les manifestons toute la journée aussi en fait.

Et c’est juste pas un détail du tout !

En fait ces besoins, du corps astral, de l’âme, du corps mental, etc., expliquent une bonne partie de l’art, du tourisme, du cinéma, du plaisir que nous avons à voir nos amis, de la décoration, du design, de la musique dont on accompagne toutes nos journées, ne serait-ce que dans la publicité, etc.

Et une partie de la drogue donc. La drogue, à la base, c’est un besoin de l’âme, un besoin incompris parce qu’inconnu, ou méconnu, mal compris, mal nourri.

Alors que, si on comprend que l’émotion est un chemin vers la beauté, vers cette harmonie structurée, nourrissante, un peu dorée et assez étincelante où l’âme veut aller. Et c’est tellement simple en réalité d’y aller !

D’y aller, sans psychotropes.

Juste avec la pensée, un peu de beauté autour de soi et en soi, un peu de calme. Ne serait-ce que de voir un beau paysage, un dessin même. Un simple dessin, un simple croquis que l’on peut faire peut déjà nourrir l’âme, et très confortablement, avec ça.

Pourquoi les tableaux valent jusqu’à 10.000 fois le prix de l’or, au kilo ?

Par ce qu’ils nourrissent l’âme.

Pas besoin de substances d’un intérêt moyen pour le cerveau et nos finances.

Juste besoin d’un peu de temps, de silence et de recherche de cette dimension où tout respire. On peut appeler ça méditation, contemplation, prière même, pourquoi pas, on peut appeler dessiner, chanter, siffler même, faire de la musique, de la déco, préparer un repas avec tendresse, avec un peu de préparation, de “dressage”, c’est comme ça qu’on la nourrit aussi cette âme.

Bref, l’âme, c’est le remède à la drogue. Un remède pour soi, si on a un problème avec ça, un remède, big remède, pas cher, pour la société humaine.

Alors que vont devenir les très nombreuses personnes qui font le métier de produire ou de distribuer ces substances dangereuses que nous nommons drogues ?

En fait, ce n’est pas une question incongrue. Je trouve même que c’est une question à vraiment se poser, parce que, vu les dangers encourus, si tant de personnes font quand même ce type de job, c’est qu’elles y sont conduites, d’une certaine manière, par la pauvreté, la discrimination, et il y en a tellement…

Par ce que sur cette question comme sur tant d’autres, on aura beau utiliser tout l’ésotérisme qu’on veut pour expliquer pourquoi et comment la drogue est un besoin, pourquoi c’est pas bien, etc., ça ne changera pas grand chose au fait que si la société ne crée pas les conditions d’une richesse, et même d’une abondance, partagées, bon, le problème de société sera juste déplacé d’une case.

Et ce sujet comme presque tous les autres sujets de société regarde au-dessus de nous tous vers une solution qui est en réalité super-évidente mais que personne ne voit, n’envisage ou ne considère – qui serait une union fédérale des nations de la terre.

Une pan-Terre en somme.

Ca, ça serait intelligent. Parce que tout l’argent qu’on ne dépenserait plus en espionnage, guerre, désinformation, armements, etc. , tout cet argent pourrait être investi en aide à la création d’entreprises, en dispensaires, en aide sociale, en institutions d’enseignement artistiques, en plein de choses utiles et belles.

C’est possible, en fait. Qu’est ce qui est impossible en réalité ?

Tout le reste est de la littérature.

Rien n’est plus beau que la littérature en réalité, avec un tas d’autres choses, d’accord, mais sans la base d’états-unis de la terre, bref d’une Pan-Terre, appelons-ça comme on veut, comment veut-on et peut-on progresser ?

On peut pas.

Pour avancer, il faut au moins imaginer de s’unir.

Progressivement, oui, prenons le temps qu’il faut, mais au moins, commençons à imaginer cette union, bref, cette humanité.

C’est la nôtre. Nous somme l’humanité.

L’humanité, c’est une puissance.

La puissance de la beauté !